Flyers

Le matériau de base de ces oeuvres et le prospectus, le flyer, le magazine gratuit, en somme tout objet informatif ou publicitaire disponible gratuitement dans l’espace public, les divers magasins et autres institutions culturelles. Présents en quantités abondantes, sous formes diverses et émis par des annonceurs très différents, ces outils de communication font partie intégrante de notre journée urbaine.

Plusieurs oeuvres multiformes ont ainsi été réalisés. La colonne présentée par exemple propose une organisation spatiale inattendue pour ce type de documents, sans pour autant faire usage de technique de structuration, de collage, ou de quelconque ajout, la colonne tient «toute seule» simplement par pliage et grâce à l’attraction gravitationnelle. Les flyers eux sont construits en découpant toute partie textuelle sur un nombre de prospectus similaires et coller ces derniers les uns sur les autres avec un léger décalage à chaque fois de manière à ce que la surface du collage final soit finie.

Que ce soit pour la colonne, ou pour les flyers multiples, il est important de remarquer qu’en plus de présenter des formes nouvelles pour ces objets quotidiens, le caractère informatif disparait. Ces objets changent alors totalement de statut, devenant incapable de remplir leur fonction première. Il pourraient devenir totalement inutile, mais l’absurdité de leur existence combinée à leur qualités esthétiques et plastiques leur confère une valeur nouvelle. Par accumulation ou déformation les informations disparaissent, sont quasiment censurées, au profit d’une forme nouvelle.

En tant qu’étudiant en design graphique et issu d’une famille de publicitaires, j’ai été mainte fois confronté à la création et la distribution de ce type de document. La proposition d’un flyer à un client est une réponse courante et attendue pour résoudre nombre de problèmes de communications. Mais combiné à toutes les autres informations et indications auxquelles nous sommes soumis quotidiennement, leur message à du mal à se frayer un chemin jusqu’à notre conscience. En proposant de possible transformations j’ai cherché à proposer une alternative au constat sur la surabondance des images et des informations.